Par 22 juin 2021

Remise du «Mé-Prix de la considération»

Remise du «Mé-Prix de la considération» à la Direction de l’Université de Lausanne, qui ne «dialogue» que quand elle peut parler seule!

Le syndicat SUD Etudiant·e·s et Précaires a remis le 17 juin 2021 à la Direction de l’UNIL, in absentia, le «Mé-Prix de la considération» – sous la forme d’un somptueux cactus. Par cette action symbolique, notre syndicat avait pour but de faire entendre à la Direction un certain nombre de problèmes concrets liés à la gestion de la pandémie du point de vue des étudiant·e·s. En effet, depuis maintenant un an et demi, les étudiant·e·s sont soumis aux politiques dirigistes et décisions arbitraires d’une direction indifférente aux réalités et besoins des étudiant·e·s, et spécifiquement des plus précarisé·e·s d’entre eux/elles, sur fond d’injonctions à la «résilience». Quel mépris!

La Direction de l’UNIL a cependant une conception toute particulière du dialogue, au sens où elle estime qu’il ne peut se dérouler que selon ses critères, et en l’absence de mouvement collectif organisé en face d’elle. La Direction de l’UNIL a en effet refusé de nous recevoir le 17 juin, date sur laquelle nous nous étions accordés dans un premier temps au prétexte que l’événement était «public», et non en huis-clos dans les bureaux de celle-ci. L’action syndicale et publique serait donc nuisible au dialogue selon l’UNIL!

Nous condamnons cette perspective antisyndicale, contraire à un climat démocratique au sein de l’UNIL. Nous dénonçons également le double mépris qui consiste à refuser de venir entendre une parole étudiante, en basant son refus sur une forme d’allergie arbitraire à un certain mode d’action et d’auto-organisation des étudiant·e·s.

N’en déplaise à l’UNIL, la liberté d’organisation est un droit, la liberté de parole et d’action également. Nous devons le rappeler beaucoup trop régulièrement à l’UNIL, comme en témoigne une lettre ouverte pour la liberté d’expression récemment médiatisée. L’affaire du cactus semble donc être un autre exemple d’une forme de censure de la parole étudiante de l’UNIL…

Nous donnerons à cette histoire les suites opportunes et pour l’heure, nous avons déposé devant les portes d’un bâtiment fermé à double tour un cactus esseulé, en nous assurant toutefois qu’il pourrait trouver, sans nous, le chemin des bureaux directoriaux.

Une délégation de deux personnes de notre syndicat rencontrera malgré tout la (future) Direction le 23 juin 2021, en les personnes du futur recteur et de l’actuel et futur Vice-recteur aux affaires étudiantes. Nous entendons, par cette rencontre et ce qui s’ensuivra, rappeler la nécessité d’un dialogue qui aille dans deux sens et faire s’engager le futur recteur au respect des droits démocratiques et syndicaux!

Catégorie(s) : Coronavirus, Vaud

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