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Par 13 septembre 2022

On a les crocs!

Manger à sa faim n’a pas de prix mais la fin des prix n’est pas encore au menu. L’automne dernier, suite à une mobilisation étudiante exemplaire, les prestataires des cafétérias de l’Université de Genève se sont pourtant vus contraints d’instaurer des repas à 5.-. Ici, sur le campus de l’UNIL, le repas “complet et équilibré” le moins cher est aujourd’hui servi à 7.30. Nous affirmons, 7.30 c’est trop ! De plus, ce prix minimum n’est même pas assuré sur l’entièreté du campus. Dans les cafétérias du centre sport et santé ou celle d’Anthropole, il n’y a souvent pas d’assiette (ou plutôt de barquette micro-ondée) à moins de 11.20.

Pas de profits ou d’économies sur le dos des étudiant·e·s

Aujourd’hui, après la crise du COVID19, alors que l’inflation s’emballe et que les négociations pour l’augmentation des bourses s’enlisent, manger à la cafétéria est un luxe que tout le monde ne peut se payer. Les files d’attentes interminables devant les micro-ondes aux heures de pointe sont une des manifestations du problème. La précarité étudiante demeure une réalité sur le campus comme ailleurs.

Les montants des bourses d’étude ne sont pas revus à la hausse alors que le coût de la vie, lui, augmente. Par ailleurs, l’accès aux bourses est laborieux : complexité du processus bureaucratique et des formulaires numériques, conditions d’octroi en décalage avec la réalité et délais d’attente encore bien trop longs sont des exemples d’obstacles classiques rencontrés par les aspirant·e·s boursiers·ère·s. Au niveau fédéral, 3/4 des étudiant·e·s doivent travailler pour subvenir à leurs besoins, des emplois aux conditions trop souvent précaires qui dégradent la qualité de vie et d’étude. Ces revenus sont dans de nombreux cas complétés par des aides familiales, ce qui représente à la fois une charge supplémentaire pour les familles et une dépendance envers celles-ci parfois problématique pour les personnes en formation. En définitive, les bourses d’études ne représentent en moyenne que 4% des ressources pour l’ensemble des personnes en formation.

Nous voulons gagner notre autonomie !

En région lausannoise, les logements sont hors de prix et les loyers du Vortex (entre 1070.- et 1720.-), logements pourtant spécialement conçus pour étudiant·e·s, sont tout simplement un pied de nez à la figure des principaux·ales concerné·e·s. Malgré les dernières velléités écologiques, les transports en commun sont toujours payants et représentent eux aussi une charge supplémentaire. D’autant plus que les CFF, malgré leurs profits mirobolants, ont supprimé le tarif réduit de l’AG pour les étudiant·e·s de plus de 25 ans. Le prix des loyers à proximité du campus poussent parfois à chercher des logements éloignés : le coût des transports et des loyers sont donc deux facettes de la précarité étudiante qui se renforcent mutuellement.

Face à ce constat, lors de cette rentrée, la question du prix des repas doit être remise sur la table. Mais pourquoi les repas ? Parce que manger n’est pas un choix, c’est un besoin primaire. Enfin, la précarité a de nombreux visages : la diversité et la complexité des parcours et des profils des étudiant·e·s en difficulté financière ne correspondent pas toujours aux catégories d’octroi des bourses ou autres aides étatiques. En bref, l’accès aux aides est difficile et leurs montants ne sont pas suffisants. Réduire le prix des repas sur le campus est une mesure qui profite à toutes et tous sans distinction, sans tri bureaucratique entre précaires illégitimes et légitimes à recevoir des aides.

Nous rappelons que les universités suisses trônent parmi les plus élitistes du continent, c’est-à-dire qu’elles sont encore très peu accessibles aux classes populaires, ouvrières ou issues de l’immigration. Tabler sur la réduction du prix des repas, c’est aussi rendre l’université un peu plus accessible et supportable financièrement pour ces franges du prolétariat, mais pas que. Car oui, l’accès aux études peut être parfois autant, voire plus difficile pour les personnes qui se situent dans une “zone grise”, juste assez fortunées pour ne pas pouvoir prétendre aux aides sociales et aux bourses, sans pour autant que cela soit synonyme d’aisance et de facilité à boucler les fins de moins. Enfin, sans permis de séjour ou de passeport adéquat, il n’y a tout simplement pas d’aide prévue pour les extra-nationaux en formation.

Oui, il nous faut aussi réclamer davantage auprès des institutions fédérales et cantonales: des bourses d’études, des logements subventionnés à des prix abordables, des transports publics gratuits,etc. Mais, en tant qu’étudiant·e·s à l’Université de Lausanne, il nous faut agir sur notre campus, là où nous avons de l’emprise. La question du prix des repas est un levier qui, lorsqu’on s’en empare, fait remonter à la surface la complexité de la précarité étudiante.

Nos revendications sont les suivantes

1. La diminution des prix des repas:

À titre de comparaison, à l’EPFL, alors que nos campus respectifs ne sont séparés que par quelques centaines de mètres, un menu à 6.50 est proposé chaque jour. A Genève durant le printemps 2021, l’université avait fourni des repas à 3.- suite aux difficultés rencontrées par les étudiant·e·s à cause du COVID. Une fois que cette mesure “exceptionnelle” a pris fin, les étudiant·e·s se sont mobilisés pour réinstaurer et pérenniser les repas à 3.- Ils et elles ont fini par occuper deux semaines durant une cafétéria et ont obtenu un menu à 5.-. Le menu à 5.- y est subventionné par le Conseil d’État depuis le 6 décembre. Pourquoi ne pouvons-nous pas avoir les mêmes conditions d’études, lorsqu’on sait que les deux universités partagent, en partie, le même prestataire des cafétérias (SV Group).

2. L’uniformisation du service de restauration sur le campus :

Aujourd’hui, diverses entreprises privées se partagent les différents restaurants du campus. Les prix restent globalement les mêmes mais, comme nous l’avons dit, des exceptions persistent, notamment à Anthropole. Un service de restauration aux mêmes prix et de même qualité sur l’entièreté du campus est impératif. En effet, avec la récente suppression des pauses de midi ou encore la numérisation de nos formations, on assiste à une intensification du travail académique et étudiant. Les étudiant·e·s et les professeur·e·s doivent cavaler entre les différents bâtiments pour se rendre à leurs cours à temps, lorsque ceux-ci ne se chevauchent pas, et cela parfois sans interruption entre 10h et 14h, au moment de manger. Nous n’avons donc pas le temps de changer de bâtiment pour trouver un repas équilibré et de qualité qui entre dans notre budget.

3. L’internalisation totale de l’ensemble du service de restauration universitaire :

Bien qu’il soit possible pour une entreprise privée d’assurer un menu à 5.- par ses propres moyens, nous voyons déjà les objections venir : réduction de la qualité des produits avec toutes les considérations écologiques et de santé publiques qui l’accompagnent ou encore la sacro-sainte non viabilité économique. Pourtant nous ne sommes pas prêt·e·s à faire le moindre compromis sur la qualité des repas, leur impact environnemental et surtout pas sur les conditions de travail des employé·e·s des cafétérias. L’internalisation, c’est-à-dire la reprise en charge du service de restauration par l’université, permettrait de se sortir des injonctions économiques à la rentabilité et de fournir un véritable service public à la communauté académique afin d’assurer le droit de se restaurer.

Sur ce dernier point, nous souhaitons compléter. L’internalisation, en plus de faciliter la réduction des prix tout en garantissant le maintien, voire l’amélioration de la qualité des repas, représenterait également une amélioration majeure des conditions de travail pour les employé·e·s des cafétérias. Dans le secteur de la restauration, en travaillant pour l’Etat de Vaud, on est mieux protégé contre les licenciements, on fait souvent moins d’heures et les salaires sont meilleurs. En effet, il y a un système de primes d’ancienneté qui fait que, même avec un emploi peu qualifié, on peut se faire une carrière et espérer monter dans l’échelle sociale. Enfin, dans le public, les droits syndicaux sont souvent meilleurs et mieux respectés : les travailleurs et travailleuses peuvent plus facilement s’organiser. L’internalisation est possible. En 2021, des communes genevoises ont engagées un processus de réinternalisation du personnel de nettoyage. D’ailleurs, l’UNIL sous-traite elle aussi le nettoyage des bâtiments, un travail largement féminisé et précaire. Cette revendication dépasse donc le périmètre des cafétérias.

Nous assistons aujourd’hui à des changements concernant les prestataires de restauration sur le campus, c’est donc le moment idéal pour obtenir gain de cause. Nous invitons donc les étudiant·e·s à se mobiliser. Les travailleur·euse·s des cafétérias et le reste de la communauté académique (professeur·e·s, corps intermédiaire et PAT) est aussi invité à dialoguer avec nous et à nous soutenir comme ils et elles le peuvent.

Nous avons toutes et tous quelque chose à y gagner.

Jeudi 22 septembre, nous organisons une bouffe populaire vegan et à prix libre à la CAP (cafétéria autogérée du bâtiment Anthropole), à laquelle tout le monde est le·a bienvenu·e pour discuter et partager sur la question du prix des repas.

Jeudi 22 Septembre

Repas prix libre et vegan

Cafétéria autogérée (Anthropole)

11h-14h

C’est notre université, ce sont nos formations, c’est nous qui décidons. La coupe est pleine, nos gamelles sont vides. Faites bouillir la marmite ou nous la renversons !

Catégorie(s) : Brèves, Prises de position, Vaud

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