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Par 16 décembre 2021

Formations pédagogiques: leur langue de bois, nos vies, nos droits

[Article de SUD EP paru dans Le Courrier le 28 septembre 2021]

Le 19 août 2021, Le Courrier publiait un article sur l’augmentation des inscriptions dans certaines Hautes Ecoles pédagogiques romandes, parlant d’effet de «mode»[1]. La parole était donnée aux communicant·es des HEP, à un haut fonctionnaire cantonal ainsi qu’au Recteur de la HEP Vaud (un panel pour le moins homogène…), qui nous exposaient les causes de cet admirable état de fait: les efforts promotionnels des HEP porteraient leurs fruits, les programmes de formation offriraient une belle diversité et mèneraient de façon fluide à un poste sur le marché du travail, le métier serait pluriel et humain… Allons bon! Détaillons un peu les propos tenus par ces officiel·les, en les confrontant à notre expérience vaudoise, syndicale et étudiante.

Tout d’abord, ces formations «professionnalisantes», avec possibilité de «s’immerger» (c’est-à-dire avec stage) seraient «valorisantes». En matière de stages, nous préférons quant à nous parler de sous-salarisation et sur-soumission sous prétexte de formation. Le quotidien syndical, c’est la défense des stagiaires paupérisé·es, exploité·es, harcelé·es, en position de dépendance complète et d’impossibilité de s’exprimer ou de contester sous peine de non-validation – le tout couplé, trop souvent, à l’incapacité ou au refus d’agir de l’institution formatrice en cas de problème. Actuellement, le stage, loin de la joyeuse immersion, c’est surtout l’apprentissage de la subalternité.

Ensuite, il y aurait un « attrait » pour les conditions de travail et de salaire des enseignant·es diplômé·es, qui pousserait à l’inscription dans les HEP. Grâce aux luttes syndicales historiques et contemporaines, le service public propose encore, en effet, des conditions relativement intéressantes. Est-ce donc vraiment une surprise que des gens s’y intéressent? Poser la question, c’est y répondre.

Allons plus loin. Le passage à la HEP n’est ni une mode, ni une fin en soi. S’il est assurément un des moyens pour construire la professionnalité, il est surtout la condition pour accéder au poste d’enseignant·e, au salaire et à la relative stabilité qui lui sont liés. Mais le diplôme réduit-il automatiquement la précarité? Pas exactement, si l’on en juge par les années (post-formation, donc) d’insécurité concrète qui précèdent le CDI : enchaînement de CDD, remplacements… et puis aussi: gestion du personnel à flux tendu, trop peu de postes fixes ouverts, temps partiels contraints… L’enseignement public vaudois fonctionnerait, selon nos informations, avec un effectif permanent allant dans certains secteurs jusqu’à 15% de personnel formé, engagé sous contrat précaire (CDD, de courte durée souvent). Il y a, dans l’enseignement public, une gestion politique de la précarité de la main d’œuvre qualifiée.

Enfin, l’augmentation des effectifs dans les HEP traduit sans doute, assez simplement, un besoin démographique croissant d’enseignant·es. En matière de formation de ces personnes, nous avons de réels problèmes, non seulement de précarité matérielle, mais également de démocratie au sein des institutions formatrices. Nous posons, depuis quelque temps déjà, le constat de l’inaccessibilité, de l’inexistence ou de l’inefficience des instances saisissables en cas de problèmes (évaluation, stage, harcèlement ou autre). A cela s’ajoute la difficulté à obtenir des réponses dans un délai raisonnable – bref, à accéder de manière générale à nos droits et à les exercer. Il y a, dans les institutions, un manque de ressources qui est aussi un manque de volonté. C’est un problème qui se posait déjà avant, et les hausses d’effectifs n’arrangeront rien. Or nous avons des besoins urgents et concrets : augmentation de la rémunération des stages, protection contre les représailles en cas de contestation et accessibilité accrue des voies de contestation, respect des délais administratifs, personnel formateur et administratif en suffisance, etc. – et le bât blesse en la matière…

On nous dira que notre point de vue, syndicaliste, est biaisé. Mais sommes-nous plus biaisé·es que les communicant·es et les officiel·les? Nous avons la double prétention de dire que non, et même qu’au contraire. Pour notre part, nous traitons de situations réelles – nous ne pratiquons ni le marketing, ni la langue de bois.


[1] S. Kabacalman, « L’instit revient à la mode », Le Courrier, 19 août 2021, p. 3.

Catégorie(s) : HEP, Vaud

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