Par 16 mars 2020

Vos droits face à la crise du coronavirus

Chères et chers ami-e-s, collègues,

Dans la lutte essentielle contre le COVID-19, les conséquences pour les personnes précaires ne doivent pas être négligées. Les jeunes en formation font partie de ces personnes précaires. Contraint-e-s pour nombre d’entre-nous à devoir travailler en parallèle de nos formations, nous fournissons en temps normal de la main d’œuvre aux conditions de travail et au statut les plus précaires : flexibilité maximale, contrat zéro heure, CDD, stages, dans de très nombreux secteurs de l’économie. Cela n’empêche pas que nous avons des droits.

En particulier, nous vous rappelons que :

  1. Fermeture de l’entreprise, congé forcé, garde d’enfant, etc. : que vous travailliez « à l’heure », de manière flexible, « sans heures garanties » ou en stage, vous avez le droit au versement du salaire en cas d’empêchement de travailler. Concrètement, si vous avez des horaires flexibles, celui-ci doit être calculé sur la moyenne de vos derniers salaires (en général 6 ou 12 mois, ou moins si votre contrat est récent ou que votre taux d’activité a augmenté récemment). Vos employeurs peuvent quant à eux demander le chômage technique y compris pour vous si besoin. En aucun cas il doit être pris sur vos congés, vacances, récupération d’heures supplémentaires.
  2. Jeunes en formation : vous avez le droit au chômage ! En cas de perte d’emploi, ou de réduction salariale, et moyennant d’avoir au moins 12 mois de cotisation dans les deux dernières années, vous pouvez vous inscrire, même si vous suivez des cours (et d’autant plus maintenant que c’est fermé). Vous pouvez alors bénéficier d’une continuité partielle de vos revenus. N’hésitez pas, c’est un droit.

Nous avons demandé qu’un fonds social soit débloqué, sans bureaucratie inutile, pour assurer un niveau de revenu suffisant et une continuité garantie de revenu à tous et toutes les jeunes en formation et plus largement à toutes et tous les précaires. L’hypocrisie qui consiste à demander toujours aux parents d’intervenir doit cesser; c’était déjà scandaleux, ça l’est encore plus quand ceux-ci sont également précarisé-e-s par cette situation. Cela n’est pas possible, cela ne se fait pas dans la vie réelle.

Nous avons également exigé que les apprenti-e-s puissent rester chez eux sans sanctions ni perte de salaire, immédiatement. Leur santé et celle de leurs proches valent autant que celle des gymnasien-ne-s !

D’autres infos suivront, sur les cours, les bourses d’études, etc. Nous mettons en place une permanence par courriel (info@sud-ep.ch). On essayera de répondre au plus vite à vos questions et autres demandes. Merci également de nous faire remonter les problèmes que vous rencontrez pour que nous puissions les relayer.

Vous trouverez des informations sur notre site : www.sud-ep.ch

Prenons soin les un-e-s des autres.

Courage et salutations syndicales.

SUD Étudiant-e-s et Précaires

Catégorie(s) : Brèves

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