Par 12 décembre 2019

[Session d’août UNIL-SSP] RÉSOLUTION DE l’AG DES ÉTUDIANT-E-S

Les étudiant-e-s des SSP de l’UNIL se sont mobilisé-e-s en force contre la suppression de la session d’examens d’août que voulait voter le Conseil de Faculté. Avec succès ; la décision a été repoussée. Nous publions ci-dessous la résolution qui a été votée en fin de journée lors de l’AG.

Considérant les changements récents affectant les horaires des cours à l’université de Lausanne – qui supprime les pauses de midi – et les problèmes que cette décision hâtive a provoqués ce semestre d’automne 2019.

Considérant la mise à l’ordre du jour du Conseil de Faculté des SSP du 12.12.2019 d’une discussion sur la suppression de la session d’examens d’août.

Les étudiant·e·s se sont mobilisés en masse devant la salle 2129 du bâtiment Géopolis de l’Unil où se tenait ledit Conseil. Suite à quoi, l’Assemblée Générale de la mobilisation s’est réunie à partir de 17h le 12.12.2019 en salle 1612 du bâtiment Géopolis de l’Unil et proclame :

RESOLUTION DE L’ASSEMBLEE GENERALE

L’Assemblée générale souhaite clarifier les motifs de son opposition à la suppression de la session d’examen d’août : elle ne vise pas à opposer les intérêts des étudiant·e·s aux autres corps de l’université de Lausanne. Au contraire, elle souhaite améliorer les conditions de travail de l’ensemble des corps universitaires.

Sans faire de concession sur le maintien de la session d’août, elle continuera de se mobiliser aux côtés du corps intermédiaire, du personnel administratif et technique, et du corps professoral. Pour ce faire, elle propose d’engager des moyens financiers et humains supplémentaires, afin d’améliorer les conditions de travail liées aux sessions d’examens.

En effet, cette session d’examen est centrale pour les étudiant·e·s, particulièrement les plus précaires qui doivent concilier emploi, études, et parfois vie de famille. Pour certain·e·s, ces difficultés sont aggravées par des situations de handicap, des problèmes de santé physique et mentale.

Nous sommes entièrement d’accord sur l’importance pour les doctorant·e·s de disposer de temps pour mener leur recherche, et nous sommes confortés dans cette position par le soutien apporté par le comité de l’ACISSP ; il est également inconcevable que des membres du PAT doivent sacrifier leur vie de famille pour assurer la tenue des sessions d’examens. Toutefois, nous refusons de faire les frais d’une politique qui précarise continuellement les conditions de travail des corps universitaires. Nous refusons cette mise en concurrence de nos intérêts, et nous proposons de prendre le problème à la racine : allouer les moyens nécessaires pour des bonnes conditions de travail pour tout·e·s. Enfin, nous ne sommes pas réfractaires à une réflexion plus large sur la pertinence des examens comme méthode d’évaluation et comme objectif pédagogique.

La forte mobilisation étudiante témoigne de l’importance que revêt cette question pour nous. En effet, l’Université de Lausanne n’avait pas connu de tel mouvement étudiant depuis de nombreuses années.

Par conséquent, nous appelons tous les membres de la communauté universitaire (toutes facultés et tous corps compris) à se réunirLE JEUDI 20 FEVRIER A MIDI EN SALLE 1612 DE GEOPOLIS pour discuter de revendications communes et de la suite de la mobilisation concernant nos conditions d’étude et de travail (horaires continus, session d’examen, conditions de travail précaires, bourse d’étude, etc.) !

Catégorie(s) : Brèves

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