Bourses: ça avance… un peu
La question des bourses est d’une importance énorme pour beaucoup de personnes en formation. Dans le canton de Vaud, elle est d’autant plus importante que les boursières et les boursiers n’ont pas droit à l’aide sociale. SUD-EP se bat depuis des années pour augmenter les moyens alloués, pour régler les nombreux dysfonctionnements de l’office des bourses (OCBE), ou encore pour clarifier l’impact des « revenus accessoires » (qui pour beaucoup sont nécessaires) et la pénalité éventuelle qui y est rattachée. Depuis plusieurs années, SUD-EP, le service jeunesse du CSP et la FAE rencontrent régulièrement le Conseil d’État. Avec un certain succès.
Mais il reste beaucoup à faire.
Bourses: ce qui change
- accélération du traitement des dossiers (mais il faudra être attentif à la mise en œuvre)
- adaptation (mais insuffisante !) des montants pour les transports, le logement, la santé et la garde d’enfants
- possibilité de gagner jusqu’à 6000.- par an sans pénalité
- introduction de cas de rigueur
Réactions
« Les bourses d’études sont une des préoccupations principales de la Fédération des associations d’étudiants de l’UNIL (FAE). Cela fait plus de dix ans que nous menons des discussions sur ce thème et la réforme va dans le sens des attentes et besoins de nos membres. Mais nous restons vigilants : certains points de la réforme sont flous et il faudra voir comment ils se concrétisent vraiment. »
Myriam Schneider, FAE
« Ce projet qu’on nous promet depuis des années est le résultat de notre lutte aussi ! On le salue, parce qu’il va dans le bon sens en améliorant le système de manière générale. Mais il ne va pas assez loin et nous nous battrons encore pour que les personnes en formation soient considérées comme des adultes autonomes et non comme subordonnées à leurs parents ou à des employeurs. »
Arthur Auderset, SUD-EP






