Par 18 décembre 2018

Mise à Niveau, quel futur pour les étudiants en échec ?

MAN, la sélection continue au-delà des limites du campus

Les conséquences du programme de Mise à Niveau (MAN) mis en place par l’EPFL vont bien au-dela du campus d’Éculens. En plus de permettre l’exclusion forcée injuste et illégale des étudiant·e·s de 1ère année de l’école en seulement 1 an, la MAN continue de sélectionner après que les élèves aient quitté l’EPFL.

En effet, en cas de renvoi à la MAN les étudiant·e·s se réorientant vers une université suisse sont souvent considérés comme ayant subi un échec définitif (bien que la communication que l’EPFL clame qu’un renvoi de la MAN ne constitue pas un échec définitif). Cela implique (à l’UNIL notamment) que les étudiant·e·s ayant échoué·e·s à la Mise à Niveau n’ont qu’une seule chance de réussir leur année.

Les conséquence pour les étudiants sont démesurées : en Suisse après deux échecs définitifs un étudiant est considéré en échec académique. Cela veut dire que l’étudiant exclu est interdit définitivement d’inscription aux examens de n’importe quelle université suisse. En pratique, comme certaines sections (de l’Unil notamment) nécessitent de passer le premier semestre pour réussir l’année, il est désormais possible pour un étudiant suisse de se retrouver en situation d’échec académique après seulement 18 mois d’études supérieures, du jamais vu en Suisse.

La Mise à Niveau agit comme un organe de sélection brutal et injuste notamment envers les étudiants forcés de travailler pour financer leurs études. Nous menons donc une campagne en parallèle entre l’Unil et l’EPFL pour mettre fin à ces pratiques.

Pour toute question ou information, ou si tu souhaites participer à la campagne, envoie-nous un message à info@sud-ep.ch.


Catégorie(s) : Brèves

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