Par 19 mars 2018

Directions de l’UNIL et EPFL occupées !

 

Communiqué de presse

Lausanne, le 19.03.2018

Pour lancer la semaine d’actions en vue de la manifestation nationale de révolte pour l’éducation du samedi 24 mars 2018, le syndicat SUD Étudiant-e-s et Précaires a organisé deux occupations éphémères des locaux des Directions de l’Université de Lausanne (UNIL) et de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). Ces actions visaient à protester contre la précarisation des étudiant-e-s.

Ce matin, aux alentours de 10h30, une quinzaine d’étudiant-e-s de l’UNIL et de l’EPFL ont fait irruption à la réception de la Direction de l’Université. Après avoir offert des croissants au secrétariat, nous avons réclamé une rencontre avec la Direction. C’est aux chants de « solidarité avec les étudiant-e-s précarisé-e-s » et « débloquons les fonds sociaux », que nous obtenu une entrevue avec la Rectrice, Madame Nouria Hernandez, accompagnée du Vice-Recteur en charge de l’Enseignement et des Affaires étudiantes, Monsieur Giorgio Zanetti ainsi que du secrétaire général Monsieur Marc de Perrot.

Nous avons demandé de la Direction qu’elle s’engage à :

  • débloquer un fonds de CHF 50’000.- afin de permettre au FSE (Fonds de Solidarité Étudiant), actuellement gelé par la FAE (Fédération des Associations d’Étudiant-e-s de l’UNIL), d’être à nouveau fonctionnel,
  • assouplir, pour les étudiant-e-s, les critères d’accès au Fonds social de l’UNIL, géré par le SASME (Service des Affaires Sociales et de la Mobilité Étudiante), en particulier pour les 1ère année et les étranger-ère-s.

Et tout cela, sans hausse des taxes d’études.

La Direction nous a fait part de sa « sensibilité » à la question de la précarité estudiantine, sans toutefois prendre d’engagements concrets et en renvoyant la responsabilité aux autorités politiques cantonales.

Dans la foulée, vers 11h, le groupe d’étudiant-e-s a également occupé la réception de la Direction de l’EPFL, aux chants de « bloquons la hausse des taxes d’études », « solidarité avec les étudiant-e-s précarisé-e-s » et « tout le monde déteste les taxes d’études », sans réussir à obtenir d’entrevue avec celle-ci. Nous voulions lui faire part de notre opposition à la hausse des taxes prévue aux EPF, en l’occurrence, le passage de CHF 1’160.- à CHF 1’660.- à l’EPFL, soit une augmentation de CHF 500.-. Ç’aurait aussi été l’occasion d’interroger la Direction sur sa « sensibilité » à la précarité estudiantine. Quel dommage qu’elle ait été occupée par une séance !

SUD Étudiant-e-s et Précaires continuera de lutter contre les attaques sur les ressources des personnes en formation. Par ailleurs, toujours dans le cadre de la semaine d’actions pour l’éducation, nous participerons à un débat public sur les stages ce mardi 20 mars 2018 à 17h30 à l’Anthropole, salle 2120. De plus, nous tiendrons un stand le vendredi 23 mars 2018, journée nationale contre le harcèlement sexuel sur les lieux de formation, de 11h à 13h30, à la Banane, sur le campus de l’UNIL. Toute la semaine, nous distribuerons également des milliers des tracts sur la condition étudiante.

Afin de clôturer cette semaine d’action en beauté, nous nous rendrons à Berne le samedi 24 mars 2018 pour la manifestation nationale de révolte pour l’éducation, organisée par une coalition d’organisations étudiantes de toute la Suisse. Un départ collectif se fera de Lausanne avec le train de 12h20.

Si vous souhaitez nous rejoindre, contactez-nous par mail sur info@sud-ep.ch ou par téléphone au 0792067016.

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